Mobilité gaz : les acteurs de la filière visent 250 stations publiques d’ici 2020

2016-03-29T11:40:19+00:00

Stralis AT CNGDéployer 250 stations publiques destinées à alimenter un parc de 31 000 véhicules d’ici 2020, telles sont les ambitions affichées par l’Association française du gaz naturel pour les véhicules (AFGNV) dans un rapport remis au ministère de l’Energie. Ce document vise à apporter une réponse à la directive européenne sur le déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs (AFI) qui impose à chaque Etat membre de définir un cadre d’actions national d’ici le 16 novembre 2016.

« Avec un réseau d’accès public constitué de 43 stations ouvertes au public
(42 stations GNC et 1 station GNL), dont 13 accessibles par des véhicules poids-lourds, l’infrastructure française d’avitaillement en gaz naturel n’a pas l’envergure suffisante pour envisager une introduction significative du gaz dans le mix des transports terrestres tels que souhaité au niveau européen »
, commente l’AFGNV dans l’introduction de son rapport.

Pour pallier cette situation, les professionnels de la filière proposent de porter le réseau d’avitaillement actuel à 250 stations publiques. Ce déploiement, qui permettrait d’alimenter 31 000 véhicules, se répartirait en deux réseaux complémentaires.

D’une part, un réseau de 150 stations (40 stations GNL et 110 stations GNC) destiné au service de transport régional de marchandises, et à plus long terme
pour le transport de voyageurs (ligne d’autocars). Ce réseau représenterait un investissement d’environ 150 M€.

D’autre part, un réseau de 100 stations destiné plus particulièrement à couvrir les grandes agglomérations pour alimenter les véhicules de livraison urbaine « qui seront de plus en plus concernés par les réglementations locales d’accès aux centres villes ». Cet investissement est estimé à 25 M€.

Ces investissements « pourront être portés en grande partie par les acteurs privés moyennant le maintien des mesures incitatives actuellement en vigueur, et en particulier le maintien de l’écart de fiscalité entre le gaz et le diesel jusqu’en 2025,
à l’instar des dispositifs adoptés au Royaume-Uni, en Italie ou en Allemagne »
, précise l’AFGNV, préconisant également « l’adoption de mesures incitatives complémentaires, comme des soutiens à l’investissement pour compenser l’écart à l’achat des véhicules gaz par rapport au diesel ».

« Le gaz a un vrai rôle à jouer dans le le mix énergétique des transports », a commenté Jean-Claude Girot, président de l’AFGNV. « La filière est prête à s’engager, et attend un signal fort des pouvoirs publics pour mettre en confiance les investisseurs ».

Image : Iveco

Partager