Neoen intègre le consortium GDFSuez/EDP

2013-10-16T16:30:40+00:00

Neoen Marine, une société spécialisée dans les énergies marines contrôlée par l’homme d’affaires Jacques Veyrat, va prendre 10% du consortium noué entre GDF Suez et le portugais Energias De Portugal (EDP) pour répondre au deuxième appel d’offres français dans l’éolien en mer, ont annoncé les trois entreprises lundi. Neoen Marine est détenue à 80% par Neoen, spécialiste des renouvelables lui-même appartenant à 63,4% à Impala, la holding de Jacques Veyrat, l’ex-homme fort du groupe Louis Dreyfus. Pour rappel, ce dernier a racheté la branche Investissement de son ancien groupe, Louis Dreyfus Investment Group, qu’il a rebaptisé Eiffel Investment Group, et est également propriétaire à hauteur de 40% de Direct Energie, 3ème fournisseur d’électricité et de gaz du pays.

Compétences marines

« Neoen Marine apportera au consortium son expérience reconnue de développeur sur la zone de Yeu-Noirmoutier et sa connaissance des spécificités locales : analyse détaillée du littoral, prise en compte des usages existants, aspects techniques… Avec le soutien de son actionnaire, la Caisse des Dépôts, Neoen Marine vient également renforcer l’ancrage territorial déjà constitué par le consortium », explique GDF Suez. La compagnie a par ailleurs une certaine expérience puisqu’elle avait remporté en tant que partenaire, aux côtés de l’espagnol Iberdrola et du français Eole-Res, le 1er appel d’offres organisé l’an dernier pour la zone de Saint-Brieuc. GDF Suez avait été le grand perdant du 1er round en ne remportant aucun des 5 lots adjugés. La compagnie dirigée par Gérard Mestrallet a ainsi décidé de changer de stratégie en s’alliant avec EDP et Neoen, et en choisissant les aérogénérateurs d’Areva de 5 MW.

Ce consortium fera face à un concurrent de poids : EDF, allié à l’allemand WPD Offshore, qui utilise les éoliennes de 6 MW d’Alstom. L’association EDF/Alstom a remporté trois des cinq lots attribués lors du 1er appel d’offres. D’autres consortium pourraient se former avant la date limite de dépôt des dossiers fixée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) au 29 novembre. Le breton Nass & Wind et l’allemand Siemens étudieraient la question selon l’AFP.

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