Niamey veut renégocier les contrats avec Areva

2013-10-09T10:24:08+00:00

Le Niger compte rediscuter les termes des contrats d’exploitation d’uranium qui le lient à Areva, a annoncé le Premier ministre Brigi Rafini. « Nous allons discuter avec ce partenaire traditionnel qu’est Areva sur les questions d’uranium. Nous préparons en particulier la relecture de nos contrats », a-t-il affirmé dimanche à l’AFP lors d’une conférence de presse sur le bilan à mi-mandat du président Mahamadou Issoufou, élu en 2011. « C’est la première fois que nous allons le faire. Cela fait plusieurs décennies que les conventions sont renouvelées automatiquement. Il est question cette fois de (les) mettre sur la table et de les passer au peigne fin pour que le Niger y trouve son compte », a-t-il poursuivi.

Rééquilibrer le partenariat

Selon Niamey, les contrats signés avec la France ne sont pas assez avantageux et ne permettent pas à l’Etat nigérien de financer la sécurisation de ses sites miniers, objets d’attaques terroristes. Le pays a été frappé le 23 mai par un double attentat contre un camp militaire à Agadez, la grande ville du nord, et contre le site d’uranium d’Areva à Arlit (nord), qui avait fait une vingtaine de morts selon le ministère de la Défense. Paris a dépêché des éléments des forces spéciales pour protéger les sites uranifères d’Areva au Niger. Mais les relations restent tendues entre le groupe français et le gouvernement nigérien, notamment en raison du retard dans la mise en exploitation de la mine géante d’Imouraren, repoussée à 2015.

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