Nord Stream 2 : les partenaires du projet font face à un revers

2016-08-23T11:40:12+00:00

nord-stream-2-provisional-route-map-colour.png.1920x0_q90_detailLes partenaires du projet Nord Stream 2 ont annoncé le
12 août 2016 qu’ils renonçaient à créer une coentreprise pour mener à bien la réalisation de ce gazoduc. Cette décision fait suite à un avis défavorable émis par l’autorité de la concurrence polonaise.

Porté par Gazprom (50 %) et cinq autres groupes énergétiques (Engie, Shell, OMV, Uniper et Wintershall, à 10 % chacun), le projet Nord Stream 2 vise à doubler le gazoduc Nord Stream qui relie la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique (voir la carte ci-dessus). D’une capacité de 55 milliards de m3, il représente un investissement de 8 milliards d’euros.

A la fin du mois de juillet 2016, l’autorité de la concurrence polonaise avait estimé que cette opération pourrait « conduire à une restriction de la concurrence » et « renforcer davantage » la position de négociation de Gazprom qui jouit déjà « d’une position dominante en ce qui concerne la transmission de gaz en Pologne ».

Suite à cette réponse, « les parties ont conjointement décidé de retirer leur notification de contrôle de la concentration déposée auprès de l’autorité polonaise de la concurrence », ont indiqué les partenaires du projet dans un communiqué publié le 12 août 2016.

Cependant, « l’ensemble des parties étant convaincu de la nécessité de ce projet pour le système énergétique européen », chacune s’engage « à étudier individuellement d’autres alternatives pour y contribuer ».

Dans tous les cas, cette décision « n’aura pas d’impact sur la poursuite, par Nord Stream 2 AG, de la construction du gazoduc Nord Stream 2, selon les délais prévus », concluent les partenaires. Les travaux devaient débuter en 2018 pour une mise en service fin 2019.

Le son côté, le dg de Gazprom, Alexandre Medvedev, a affirmé le 20 août 2016, que « l’entreprise Nord Steam 2 existe et travaille » et avance « conformément au plan ».

Soutenu par l’Allemagne, mais vivement critiqué par plusieurs Etats d’Europe centrale, le projet Nord Stream 2 divise au sein de l’Union européenne.

Image : carte des routes possibles du gazoduc Nord Stream 2/Source : Nord Stream 2 AG

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