Petit-Couronne liquidée

2013-04-17T10:21:23+00:00

La doyenne des raffineries françaises, Petit-Couronne, s’est éteinte mardi 16 avril 2013, date à laquelle le tribunal de Commerce de Rouen a rejeté les 2 dernières offres de reprises, estimant que les dossiers des repreneurs ne levaient pas tous les doutes. Conformément au Code de Commerce, la procédure de licenciement collectif sera lancée dans les prochains jours par le mandataire judiciaire.

Déception

Les quelque 300 personnes qui attendaient à l’extérieur du tribunal ont exprimé leur déception après un an de lutte pour sauver leur outil de travail : « c’est une déception phénoménale ! », ressent Yvan Deconihout, 46 ans, salarié de la raffinerie depuis 12 ans. Même son de cloche du côté des candidats à la reprise du site : le libyen Murzuk Oil et le panaméen NetOil. « Je rentre chez moi en Libye, je suis déçu. On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d’avoir de l’argent, du pétrole et l’avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus », s’est désolé auprès de l’AFP le président de Murzuk Oil, Mabrouck Jomode Elie Getty.

Le gouvernement a « pris acte » de cette décision tout en rappelant « avoir mobilisé tous les moyens possibles » pour éviter l’arrêt de Petroplus . Le gouvernement dit maintenant vouloir tout faire pour favoriser le reclassement des salariés. Il ne reste plus que 9 raffineries en activité en France : Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne) exploitées par Total, Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) et Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône) par ExxonMobil et Martigues (Bouches-du-Rhône) du britannique Ineos. Enfin, une petite raffinerie de la société Sara fonctionne à Fort-de-France (Martinique).

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