Petrofac fait confiance à Bertin Technologies pour la télédétection

2016-02-15T10:11:58+00:00

Le fournisseur français d’équipement Bertin Technologies a annoncé dans un communiqué que le prestataire de service Petrofac a choisi son outil de télédétection Second Sight pour optimiser la détection de fuite de gaz dans la raffinerie Saudi Aramco de Jazan (Arabie Saoudite).

Initialement dédiée à la défense et à la sécurité civile, cette technologie de surveillance permettra une visualisation intégrale et une restitution visuelle en temps réel. « La solution Second Sight a été choisie par Saudi Aramco et Petrofac çar elle offre plusieurs avantages qui complètent les méthodes de détection classique« , explique Bertin Technologies dans un communiqué. « Elle donne en temps réel une visualisation complète de la scène et, dans le cas d’une alerte, elle localise la source de la fuite ainsi que la direction du nuage. »

Le système de télédétection est d’une précision extrême avec une image capable de couvrir une zone allant jusqu’à 700 mètres de long pour 500 mètres de large. Ainsi en cas de fuite, cela permet aux équipes de la raffinerie de repérer rapidement une fuite et pouvoir intervenir au plus tôt et régler rapidement ces problèmes. Les technologies de surveillance actuellement en place ne donnent pas une image complète et précise de l’environnement chimique.

Meilleure performance et résistance aux environnements extrêmes

Cette caméra a été conçue pour résister à l’humidité ou au dioxyde de carbone ainsi qu’aux conditions extrêmes du désert arabique tels que le soleil et les tempêtes de sables. Installé sur des infrastructures en hauteur tels que des mâts, cet outil de surveillance sera placée en hauteur et connectée à un réseau de communication pour un rendu visuel en temps réel. Saudi Aramco a choisi cette technologie pour optimiser la prévention des risques d’explosions liées à ces fuites. « Dans les raffineries, les fuites explosives représentent un risque omniprésent qui doit absolument être maîtrisé« , explique Bertin Technologies. Des améliorations seront continuellement apportées à cette technologie pour une ligne de visée plus large, la détection de gaz et son identification, ainsi que pou sa résistance aux conditions extrêmes.

En plus de fournir ses caméras Second Sight, Bertin Technologies va offrir différents services pour l’accompagnement et s’assurer du bon fonctionnement de cette technologie. « Second Sight a déjà fait ses preuves en matière de détection et de visualisation de nuages dangereux pour la sécurité des populations« , explique Philippe Démigné, le président du fournisseur français d’équipement. « Adaptée aux industries chimiques, pétrolières et gazières, Second Sight garantit un niveau de performance en sécurité au-delà des standards en vigueur. »

La lutte anti-terroriste à l’origine du projet

Bruno Vallayer, le directeur commercial marketing du groupe Bertin, a expliqué que « les principes de base ont été définis à la fin des années 1990, pour apporter une solution dans la surveillance des populations pour lutter notamment contre le terrorisme. » Une fois développée, les premières caméras Second Sight ont été commercialisées en 2007 et ont été notamment utilisées à l’occasion de grands événements comme l’Exposition Universelle de Shanghai en 2010, le championnat d’Europe de football en Pologne en 2012 et la Coupe du Monde au Brésil en 2014. C’est en 2015 que Bertin a approché le secteur pétrolier pour proposer sa technologie. Aramco Saudi, l’entreprise à la charge de la raffinerie de Jazan avait besoin « d’un système de sécurité par infrarouge pour visualiser, détecter et suivre l’évolution des nuages de gaz. » Sans plus de précision, Bertin Technologies a investit plusieurs millions d’euros dans le développement. 

Aujourd’hui, le groupe français dédie son système de surveillances dans la protection de grands événement et la sécurité des raffineries avant d’élargir son domaine de compétence. « Le domaine du pétrole est vaste et la problématique de la sécurité est forte, notamment dans les pays de l’OPEP », conclut Bruno Vallayer. 

Romain Lambic

Partager