Philippe Crouzet : « Vallourec s’est mis en situation de faire face à la crise »

2015-12-08T11:02:00+00:00

Vallourec-Chairman-Philippe-Crouzet cop. Stéphane RemaelMalgré le contexte des affaires particulièrement difficile, le président du directoire de Vallourec s’est dit confiant dans l’avenir, dans un entretien publié ce mardi 24 novembre par Le Figaro. Philippe Crouzet réfute par ailleurs la pertinence d’un rapprochement avec un concurrent comme avec un autre acteur du secteur parapétrolier. Ce même jour, le groupe français annonçait la signature d’un contrat cadre d’une durée de cinq ans avec le groupe Total.

Dans la période actuelle, « nous sommes à la fois confrontés à la brutalité de ce cycle pétrolier, à l’évolution du cycle macroéconomique dégradé par le ralentissement chinois et à la transformation des business model des opérateurs pétroliers », analyse Philippe Crouzet dans cet entretien, précisant que « les dépenses d’exploration-production auront en moyenne diminué de 25 % cette année, et même près de 40 % aux Etats-Unis ».

Dans ce contexte, « l’enjeu pour notre entreprise est d’abaisser note base de coûts et d’être en capacité de sortir de cette crise avec une compétitivité améliorée », poursuit le dirigeant. C’est l’objectif du plan « d’économies structurelles » de
350 millions d’euros et de la décision de réduire de 20 % les effectifs européens, rappelle-t-il.

« Le bas niveau d’activité ne va pas durer éternellement », estime Philippe Crouzet. « En 2016, les dépenses d’exploration-production devraient certes à nouveau baisser, mais moins fort; de 6 % à 8 %, selon nos estimations ».

« Je ne dis pas que nous avons touché le fond, mais il faudra bien que les compagnies reprennent un jour les investissements pour reconstituer leurs réserves, sachant que les champs actuels subissent un épuisement naturel d’environ 5 % par an », avance-t-il.

Pour ce qui est de la recherche d’un partenaire majoritaire pour son usine de
Saint-Saulve (Nord), le dirigeant du groupe indique que plusieurs marques d’intérêt lui étaient parvenues et qu’il pensait « boucler ce dossier avant la fin de l’année ».

Malgré un résultat négatif au troisième trimestre de 2015, Vallourec « peut traverser cette période difficile sans avoir recours à des financements extérieurs », ajoute Philippe Crouzet.

Le responsable du groupe réfute par ailleurs la possibilité d’un rapprochement
avec un concurrent: « Dans notre métier, nous sommes trop peu d’acteurs dans le monde, trois en l’occurence, pour qu’une opération de ne bute pas sur de très sérieux problèmes de concurrence ».

Enfin, « quant à la création d’un grand acteur français du parapétrolier, encore faudrait-il que cela créée de réelles synergies, avec une logique industrielle », argumente Philippe Crouzet. « Cela ne me semble pas évident à priori. Vallourec doit rester sur le métier qu’il connaît, celui des tubes, quitte à l’élargir à des services directement associés, comme nous l’avons fait dans les opérations de soudage en offshore ».

Ce mardi, Vallourec a annoncé la signature d’un contrat de cinq ans avec le groupe Total pour ses besoins OCTG. « Fournisseur du groupe Total depuis de nombreuses années, Vallourec a su présenter une offre compétitive et pérenne en adéquation avec la nouvelle ligne stratégique définie par la major », précise le spécialiste des tubes pour l’énergie dans un communiqué.

Image : Vallourec/Stéphane Remael

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