Poursuite des négociations entre Bagdad et Erbil

2014-03-23T11:01:49+00:00

Alors que la production du Kurdistan irakien échappe toujours au pouvoir central, la province autonome s’est engagée jeudi à exporter 100 000 barils de pétrole jour à travers les pipelines du gouvernement. Un premier pas pour sortir du blocage politique actuel qui n’augure pour autant pas une fin de conflit. Le Kurdistan irakien semble toujours vouloir s’éloigner du giron de Bagdad.

« Dans un geste de bonne volonté, le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) a proposé de contribuer aux exportations de pétrole irakien par oléoduc afin de donner aux négociations les meilleures chances de succès », a annoncé le GRK dans un communiqué. « La contribution du GRK aux exportations de pétrole sera de 100 000 barils jour » à partir d’avril « tant que les négociations avancent dans la bonne direction », est-il ajouté. Selon un haut-responsable américain proche du dossier contacté par l’AFP, cette proposition pourrait servir de base à un accord plus général permanent prévoyant la création d’une commission nationale chargée des hydrocarbures composée de représentants des régions productrices, dont le Kurdistan. Une automatisation des paiements entre Bagdad et Erbil serait également mise en place pour rassurer la province autonome, de plus en plus tentée d’exporter son pétrole seule, à travers la Turquie notamment.

Vers un accord ?

En effet, Ankara et Erbil travaillent activement à la construction d’un pipeline non branché au réseau irakien, d’une capacité de 300 000 barils jour, pour écouler une partie de la production du Kurdistan. En représailles, Bagdad a diminué les fonds fédéraux destinés à la province et menacés de boycotter les produits turcs. Pas sûr donc que la proposition d’Erbil de faire transiter 100 000 barils jour satisfasse le pouvoir central qui compte une production de 3 millions de bj en 2013 et qui tire 95% de ses revenus du pétrole.

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