Raffinage : Total investit 600 millions d’euros « pour préparer l’avenir »

2015-04-24T17:59:09+00:00

Total Anvers / Ed Alcock / MYOP DiffusionTotal a annoncé qu’il allait investir 200 millions d’euros à La Mède « pour transformer le site et notamment créer la première bio-raffinerie française », et 400 millions d’euros à Donges « pour moderniser le site afin de lui assurer de nouveaux débouchés rentables ». L’idée force « est de remettre nos activités industrielles, notre offre, en phase avec les évolutions des marchés », a affirmé Patrick Pouyanné, le directeur général de Total, lors de la présentation, jeudi 16 avril, d’un plan pour le raffinage en France.

Si les trois raffineries de Gonfreville (Haute-Normandie), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Feyzin (Rhône) « ont démontré en 2013 et 2014 (…) leur capacité à dégager des résultats positifs durables », celles de Donges (Loire-Atlantique) et La Mède (Bouches-du-Rhône) « sont devenues structurellement déficitaires », a rappelé le dirigeant (photo). L’objectif est de ramener le point mort de ses raffineries à 20 dollars/tonne, alors que Donges se situe actuellement entre 25 et 30 dollars/tonne et La Mède est à 40 dollars/tonne.

Concrètement, La Mède deviendra la première bio-raffinerie française, »l’une des plus grandes d’Europe », pour répondre à la demande croissante de bio-carburants, tout en en arrêtant, en 2016, le traitement de pétrole brut. Quant au site de Donges, il sera modernisé afin de produire « des carburants moins soufrés et conformes aux évolutions des spécifications européennes ».

« On se bat pour que le raffinage ait un avenir dans notre pays », a martelé Patrick Pouyanné, lors de la présentation à la presse de son plan de restructuration. Ces investissements « majeurs » doivent également permettre d’améliorer le résultat financier du groupe. Pour ce qui est des deux sites concernées, les résultats de Donges devraient ainsi passer de « – 30 à – 50 millions d’euros par an, à + 50 millions d’euros », et ceux de La Mède de « – 150 millions d’euros à + 20 millions d’euros », a également précisé le directeur général de Total.

« Nous avons fait notre travail sur le marché européen pour réduire les surcapacités, j’attends que nos concurrents fassent le leur », a-t-il ajouté. Avec la réduction de la capacité de sa raffinerie de Lindsey (Royaume-Uni), annoncée  en février dernier, Total aura ainsi menée à bien à l’horizon 2017, « l’adaptation de son outil industriel européen au marché et réduit ses capacités de raffinage-pétrochimie de 20 %  en 2017, comme il s’y s’était engagé en 2012 », a précisé le groupe.

 

 

 

 

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