Ray Irani est remercié

2013-05-07T09:45:09+00:00

C’est un petit séisme qui a secoué l’industrie pétro-gazière américaine en fin de semaine dernière. Ray Irani, président exécutif d’Occidental Petroleum et figure du secteur, n’a pas été reconduit par les actionnaires du groupe, après avoir été à sa tête pendant 20 ans. La compagnie, surnommée Oxy, a officialisé l’information par un communiqué présentant la nouvelle organisation du groupe : Ray Irani est remplacé par Edward Djerejian, ancien ambassadeur américain en Syrie puis en Israël, présent au Conseil d’Administration (CA) depuis 1996. Spencer Abraham, ancien secrétaire d’Etat à l’Energie, est nommé vice-président du CA, dans lequel Howard Atkins, John Feick, Margaret Foran, Carlos Gutierrez et Avedick Poladian font leur entrée.

Golden Irani

Ray Irani, entré en 1983, a marqué l’histoire du groupe passant en quelques années de directeur de la division chimie au statut de successeur désigné d’Armand Hammer, autre figure d’Oxy. Sa réussite se traduit également au niveau financier puisqu’il devient rapidement un des patrons les mieux payés des Etats-Unis. En 2007, il fait la Une de la presse financière qui révèle qu’il a perçu quelque 450 millions d’euros dans l’année alors que le salaire de l’homme ne s’élève officiellement « qu’à » 1,3 million de dollars. Des largesses justifiées à l’époque par les performances de la compagnie sur le marché financier secondaire : l’action est passée de 9 $ lors de la succession de Hammer par Irani à 48,60 $ fin 2006. Las, les cours de bourse se sont renversés et le titre Oxy a perdu 32% depuis 2 ans, provoquant le mécontentement des actionnaires bien décidés à appliquer la politique de réduction des coûts initiée par le groupe à l’ensemble de ses membres, dont le pdg.

Pour Allen Good, analyste chez la maison de courtage Morningstar, « ce vote n’est pas une surprise. Il allait partir à un moment ou un autre. Le fait qu’il ait été poussé à abandonner son titre de directeur général sous la pression des actionnaires il y a deux ans était déjà un signe », rapporte l’AFP. Reste que ce genre de limogeages sont assez rares aux Etats-Unis. Le dernier exemple concerne Aubrey McClendon, ancien pdg de Chesapeake, remercié pour avoir mal géré le développement des hydrocarbures de schiste.

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