Retards et surcoûts pour le projet Goliat

2014-05-19T16:51:59+00:00

La compagnie pétrolière italienne Eni a annoncé vendredi de nouveaux retards et surcoûts pour l’entrée en exploitation de Goliat, premier champ pétrolier de la mer de Barents. Situé dans les eaux norvégiennes de l’Arctique, le gisement Goliat devrait entrer en service à la mi-2015 plutôt qu’au quatrième trimestre 2014 comme attendu jusqu’à présent, et coûter environ 45 milliards de couronnes (5,5 milliards d’euros) contre moins de 31 milliards initialement prévus en 2009.

Inflation parapétrolière

Les nouveaux déboires sont liés à des défis techniques sur la plateforme de production, spécialement conçue pour les conditions extrêmes de l’Arctique et en cours de construction dans les chantiers Hyundai en Corée du Sud, et au renchérissement généralisé des coûts dans le secteur parapétrolier ces dernières années. « D’un point de vue économique, le projet est robuste, notamment parce qu’un retard de la production a peu d’incidence sur la rentabilité sous le régime des prix actuel », a indiqué Eni dans un communiqué. A 85 kilomètres de la ville norvégienne Hammerfest, Goliat devrait produire environ 170 millions de barils de pétrole sur une période de 15 ans. Eni est opérateur du projet avec une part de 65%, aux côtés de Statoil, qui en possède le solde.

 

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