Royal : A peine arrivée, elle fait parler d’elle

2014-04-04T15:31:35+00:00

Déjà sous les feux des projecteurs après sa nomination au poste de ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal fait déjà parler d’elle. Lors de sa première conférence de presse, l’ancienne présidente de la région Poitou-Charentes (elle a démissionné pour cause de non-cumul) s’est prononcée pour une « remise à plat » de l’écotaxe. Cette mesure visant à taxer le transport routier pour inciter le recours à des solutions alternatives est trainée comme un boulet par le gouvernement depuis un an.

Pas d’écologie punitive

L’écotaxe devait s’appliquer à l’origine le 1er janvier 2011, vise à taxer les poids lourds de plus de 3,5 tonnes afin de financer notamment des infrastructures de transport « durable ». Sa mise en application a été maintes fois repoussée, jusqu’à être suspendue sine die par le gouvernement Ayrault fin octobre sous la pression de manifestations hostiles en Bretagne. En septembre, l’Organisation des transports routiers européens (OTRE) tirait la sonnette d’alarme estimant que l’écotaxe ruinerait à terme les petits transporteurs au profit des grands groupes. Ségolène Royal, qui affirme s’opposer à « l’écologie punitive », souhaite trouver des alternatives à cette taxe.

Les organisations écologistes, qui s’étaient la veille réjouis de la nomination de l’ancienne candidate aux présidentielles, ont montré leur inquiétude, parlant de « faux départ ». Europe Ecologie Les Verts (EELV) s’inquiète quant à elle de « cette annonce qui ressemble à un enterrement de première classe ». De son côté, Jean-Paul Chanteguet, président de la Commission du Développement durable de l’Assemblée nationale poursuit ses auditions parlementaires sur le sujet…

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