Royal veut replacer la mobilité au centre du débat

2014-05-19T17:56:26+00:00

La ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a précisé le 13 mai, lors de la remise officielle du rapport de l’OPECST, ses positions sur l’éco-mobilité. Soucieuse de ne pas faire de « l’écologie punitive », la ministre a confirmé être opposée à un alourdissement de la fiscalité sur le diesel tout en cherchant des pistes pour renouveler le parc automobile ancien. Parallèlement, Ségolène Royal a annoncé vouloir mettre en place un premier train de mesures anti-pollution.

Mobilité dans le TE

(c) American Petroleum Institute

(c) American Petroleum Institute

Depuis sa nomination au poste de ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal a répété en boucle son créneau : il faut accélérer la transition énergétique, mais pas aux dépends des citoyens. En clair pas d’écologie punitive et remise à plat des dossiers sur l’écotaxe ou la fiscalité diesel par exemple. La remise officielle du rapport de l’OPECST a été l’occasion pour la ministre d’affirmer son intention de replacer la mobilité au centre du débat sur la transition énergétique et donc dans la loi en préparation. « J’ai les idées claires maintenant », a-t-elle confié à nos confrères du Bulletin de l’industrie pétrolière, précisant que le projet de loi, étudié le 14 mai à l’Elysée, serait finalisé dans la huitaine suivante. La ministre souhaite inciter la substitution du parc automobile : « il faut sauter une étape et accélérer cette transition » en trouvant « un moyen pour que les Français qui souhaitent changer leur voiture diesel polluante puissent directement faire l’achat d’un véhicule électrique ou hautement performant ». Un travail de définition de ce que doit être un véhicule « écologique » est également en cours. Cette transition aura un coût mais selon Ségolène Royal : « Plus la transition sera rapide, moins elle sera coûteuse et plus elle rapportera », estime-t-elle. Mais cette transition aura besoin de financements estime l’ancienne vice-présidente de la BPI France. « Les outils sont là. Il faut maintenant impliquer les territoires », insiste celle qui a été présidente de la région Poitou-Charentes.

Par ailleurs, la ministre a annoncé avoir sollicité l’avis du Conseil national de l’air sur un premier train de mesures qu’elle souhaite prendre pour lutter contre la pollution. Elles concernent :
→ la déclinaison, d’ici l’été, de l’arrêté interministériel du 26 mars 2014 relatif aux mesures d’urgence, afin d’harmoniser les conditions de déclenchement des mesures de prévention et de préciser leur mise en œuvre au niveau local ;
→ l’adoption, avant la fin de l’année, de l’ensemble des plans de protection de l’atmosphère ;
→ les premières recommandations de mesures à intégrer dans le cadre du plan national santé environnement en cours d’élaboration ;
→ un projet d’arrêté définissant les équipements permettant de réduire les émissions des polluants des véhicules en service.

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