Soudan : Un pas en avant, deux en arrière

2013-06-12T09:17:05+00:00

Les accords de sécurité et de coopération économique entre le Soudan du nord et du sud, désormais deux entités indépendantes, approuvés en mars dernier ont été suspendus bloquant de fait le transit de pétrole. Les autorités du nord soupçonnent celles du sud d’utiliser les revenus pétroliers pour financer le groupe armé rebelle du Mouvement de Libération des Peuples du Soudan (SPML-N) au Kordofan-sud, à la frontière.

L’accord aux 9 points morts

« Nous allons annuler l’ensemble des neuf accords, pas seulement celui sur le pétrole », a déclaré dimanche le ministre soudanais de l’Information, Ahmed Bilal Osmane, à l’AFP. Samedi, le président soudanais, Omar el-Béchir, avait ordonné l’interdiction à partir du lendemain du transit du pétrole sud-soudanais par les infrastructures de son pays, ce qui revient à bloquer les exportations de Juba, qui n’a pas d’autre option pour vendre son or noir. Le gouvernement sud-soudanais a toujours démenti toute forme de soutien aux rebelles du Nord, ses anciens alliés pendant la guerre civile (1983-2005) ayant abouti à la partition en juillet 2011, et accuse en retour Khartoum de soutenir des rebelles au Sud.

Le plan en 9 points portaient également sur la circulation des personnes et des biens, l’établissement d’une zone tampon à la frontière et sur la reprise du transit de pétrole, auxquels Juba avait renoncé début 2012 parce que Khartoum se payait en nature faute d’accord sur un partage des revenus.

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