Total affiche sa « résilience » grâce à sa discipline de coûts et la croissance de sa production

2017-02-21T11:06:06+00:00

Total a annoncé un bénéfice net en hausse de 22 % à 6,2 milliards de dollars en 2016 et un résultat net ajusté en baisse de 21 % à 8,3 mds$, pour un chiffre d’affaires en repli de 9 % à 149,7 mds$. Pour 2017, le groupe français vise notamment une hausse de 4 % de sa production d’hydrocarbures et un point mort, « qui continuera à diminuer, pour s’établir à 40 $/b avant dividende ».

Dans un contexte difficile, Total « a fait preuve de résilience (…) et affiche une rentabilité au meilleur niveau des majors grâce à l’efficacité de son modèle intégré et à l’engagement de ses équipes pour baisser son point mort », a commenté Patrick Pouyanné (photo), pdg du groupe, dans un communiqué publié le 9 février 2017.

Pour le dirigeant, cette situation résulte de trois principaux éléments. Tout d’abord, la croissance « exceptionnelle » de la production du groupe au cours des deux dernières années, soit 14,3 % dont 4,5 % en 2016. L’année dernière, Total a produit  2 452 kbep/j d’hydrocarbures, grâce notamment au démarrage et à la montée en puissance de nouveaux projets, comme Laggan-Tormore, Surmont Phase 2, Gladstone LNG, Moho Phase 1b, Vega Pleyade et Incahuasi.

Ensuite, la performance du Raffinage-Chimie, « malgré des marges de raffinage en baisse », portée notamment par les plateformes intégrées en Asie et au Moyen-Orient, et celle du Marketing & Services « par la croissance dans les réseaux et les lubrifiants ».

Et enfin, le maintien « avec succès » de la discipline sur les dépenses, qu’il s’agisse des investissements (18,3 mds$ y compris les acquisitions de ressources) comme des économies de coûts (2,8 mds$ en 2016, pour un objectif annoncé précédemment de 2,4 mds$).

Total a cédé l’année dernière un peu plus de 1,8 mds$ d’actifs et réalisé 2 mds$ d’acquisitions (actifs de gaz du Barnett aux Etats-Unis, Saft, Lampiris et stations-service en République Dominicaine).

Pour 2017, le groupe français vise un objectif de 3,5 mds$ d’économies et un coût de production de 5,5 $/bep. Les investissements reviendront « à un niveau pérenne pour assure la croissance rentable future » compris entre 16 et 17 mds$, y compris les acquisitions de ressources, précise-t-il.

Enfin, la production d’hydrocarbures augmentera cette année de plus de 4 %, « confortant l’objectif de croissance moyenne de 5 % par an entre 2014 et 2020 ».

Dans cette perspective, Total lancera une dizaine de projets dans les 18 mois à venir et ajoutera « des ressources attractives » à son portefeuille.

Image : Total/Ed Alcock/MYOP

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