Total confirme son retour en Iran et la signature d’un accord pour South Pars

2016-11-29T12:04:17+00:00

Total Anvers / Ed Alcock / MYOP DiffusionTotal a annoncé le mardi 8 novembre 2016 la signature, avec la NIOC (National Iranian Oil Company), d’un protocole d’accord en vue de développer la phase 11 du champ gazier géant de South Pars.
Le groupe français sera opérateur de ce projet qui disposera d’une capacité de production de 1,8 milliard de pieds cube (bcf)  par jour, soit 370 000 bep/j.

Confirmant des informations communiquées le veille par un porte-parole du ministère iranien du Pétrole, cette annonce marque le retour de Total en Iran, un pays où le groupe français était présent avant le renforcement des sanctions contre ce pays en 2012.

C’est également une annonce importante pour le secteur pétrolier et gazier dans son ensemble, puisqu’il s’agit de premier accord signé entre l’Iran et une compagnie occidentale depuis l’accord sur le nucléaire iranien et la levée de l’embargo.

Total sera opérateur et actionnaire à hauteur de 50,1 % de SP 11 (South Pars 11) aux côtés de Petropars, (19,9 %), filiale à 100 % de la NIOC et de la compagnie nationale chinoise CNPC (30 %).

« Après avoir développé avec succès les phases 2 et 3 de South Pars dans les années 2000, Total revient en Iran pour développer une nouvelle phase de ce champ gazier géant », a commenté Patrick Pouyanné (photo), pdg de Total, dans un communiqué publié le 8 novembre 2016.

Le choix de Total par la NIOC est « une reconnaissance majeure de notre compétence technique et du long partenariat que notre groupe a su tisser avec l’Iran au fil des années », a ajouté le dirigeant, se félicitant que « les discussions (…) aient permis de définir un cadre commercial attractif ».

Les partenaires du projet vont désormais engager des négociations exclusives afin de finaliser (…) un contrat définitif, d’une durée de 20 ans, dans le cadre de l’Iranian Petroleum Contract (IPC) approuvé récemment par le parlement iranien, précise Total.

Dans le même temps, le groupe français va engager les travaux d’ingénierie et initier les procédures d’appels d’offre nécessaires au développement du projet « afin que les contrats de construction puissent être attribués dès la signature du contrat définitif ».

Le développement de SP11 se fera en deux phases. La première concerne la construction de 2 plateformes, 30 puits et deux lignes de connexion à des installations de traitement à terre existantes. Le montant de cette phase est estimé à 2 milliards de dollars équivalent. La seconde prévoit la mise en place d’installations de compression offshore « lorsque cela sera rendu nécessaire par les conditions du gisement ».

Image : Total

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