Total : FID pour Kaombo

2014-04-15T10:38:50+00:00

Christophe de Margerie a annoncé vendredi dernier en clôture du Sommet mondial du pétrole, organisé à Paris par nos confrères de Pétrostratégies et l’IFPEN, avoir pris la décision finale d’investissement avec ses partenaires pour le projet Kaombo en Angola. Le projet atteindra une capacité de production de 230 000 barils par jour, pour des réserves estimées de 650 millions de barils. Retardé en raison de coûts de développement jugés trop élevés, une optimisation du projet a permis de réduire lesdits coûts de 4 milliards de dollars pour les ramener à 16 milliards de dollars. Un exemple qui illustre la problématique d’inflation des coûts dans l’industrie pétrolière.

12 découvertes

(c) Total

(c) Total

« Avec le lancement de Kaombo, le démarrage imminent de CLOV et trois puits d’exploration à forer dans le bassin de la Kwanza cette année, l’Angola reste un pays prioritaire pour Total », souligne Yves-Louis Darricarrère, président des activités Amont du groupe. « Total, tout en restant fidèle à son engagement en faveur du développement du secteur pétrolier angolais, a considérablement optimisé la conception du projet ainsi que sa stratégie de sous-traitance au cours des derniers mois. Kaombo illustre à la fois la discipline du Groupe en matière de lancement de projet et sa volonté de maitriser ses coûts de développement. » Situé à environ 260 km au large de Luanda par des profondeurs d’eau allant de 1 400 à 1 900 mètres, le projet Kaombo mettra en production six découvertes sur les 12 déjà réalisées sur le bloc 32. Ces six champs (Gengibre, Gindungo, Caril, Canela, Mostarda et Louro) s’étendent sur 800 km2 dans la partie centrale et sud-est du bloc. Le schéma de développement de Kaombo comprend 59 puits sous-marins, raccordés par près de 300 km de lignes sous-marines à deux unités flottantes de production, stockage et déchargement (FPSO) d’une capacité de production de 115 000 barils par jour chacune. Les deux FPSO proviendront de la reconversion de deux pétroliers transporteurs de brut (VLCC) en unités de production. Les gaz associés seront exportés vers l’usine à terre de liquéfaction Angola LNG. La stratégie de développement de Kaombo intègre un niveau significatif de local content. Plus de 14 millions d’heures travaillées consacrées à la fabrication et à l’assemblage des équipements seront réalisées par une main d’œuvre locale sur des chantiers angolais, précise Total. Le démarrage de la production est prévu en 2017.

Pour rappel, Total est opérateur du bloc 32 dans lequel il détient une participation de 30% aux côtés de Sonangol P&P (30 %), Sonangol Sinopec International (20 %), Esso Exploration and Production Angola (Overseas) Limited (15 %) et Galp Energia (5 %). Le groupe dirigé par Christophe de Margerie est présent en Angola depuis 1953. En 2013, sa production (en part du groupe) a atteint 186 000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j). Fin 2013, la production opérée par Total a atteint environ 600 000 bep/j, ce qui en fait la première compagnie opératrice en Angola. Le principal actif de Total en Angola est le bloc 17 (Total 40 %, opérateur) situé en eaux profondes. Il est composé de quatre pôles majeurs : Girassol, Dalia, Pazflor (tous en production) et CLOV en cours de développement. Lancé en 2010, le développement de CLOV prévoit l’installation d’un quatrième FPSO d’une capacité de 160 000 bep/j. Il devrait entrer en production dans le courant de l’année 2014.

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