Total ne gardera pas toutes ses raffineries françaises

2013-06-04T08:50:57+00:00

Exercice de vérité pour Christophe de Margerie dimanche 2 juin sur une chaîne d’information continue. Interrogé sur le devenir des raffineries françaises, le pdg de Total est, comme d’accoutumé, allé droit au but : « Bien sûr qu’il y en aura (des fermetures) puisqu’en France comme partout, on va continuer à réduire la consommation (d’hydrocarbures) et on en est fiers puisque ça va faire un environnement plus propre », a-t-il lancé. Et de poursuivre : « Ca va être ça le premier résultat de l’énergie verte. L’énergie verte, c’est d’abord avant tout consommer moins d’hydrocarbures ».

Négociation

Pressé par les journalistes à être plus précis, Christophe de Margerie n’a pointé aucun site en particulier : « Même si je le savais, je ne le dirais pas », a-t-il déclaré soulignant qu’il réserverait un tel débat en « priorité » aux « partenaires sociaux ». Total exploite encore 5  sites activité dans l’Hexagone: Gonfreville-L’Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Châteauneuf-lès-Martigues (Bouches-du-Rhône), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne). Trois autres raffineries sont opérationnelles en métropole : Notre-Dame de Gravenchon (Seine-Maritime) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) détenues par ExxonMobil, et Martigues (Bouches-du-Rhône) du britannique Ineos. Une petite raffinerie de la société Sara fonctionne par ailleurs à Fort-de-France (Martinique). Le secteur représente environ 10 000 emplois directs et indirects.

Le patron de Total a justifié sa position en rappelant les fondamentaux industriels : « Notre but, ce n’est pas de fermer une raffinerie, notre but c’est de garder (les raffineries, ndlr), mais rentables. On n’arrête pas de parler de compétitivité en France en ce moment, eh bien parlons de compétitivité sur le raffinage: si jamais il n’est pas compétitif, eh bien il ne pourra pas rester », a-t-il expliqué.

 

 

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