Total veut construire un complexe pétrochimique en Irak

2014-03-04T11:36:15+00:00

Total envisage de construire un complexe pétrochimique « de taille mondiale » en Irak, dans le cadre de sa stratégie de développement de ses activités de raffinage-chimie sur les marchés en croissance du Moyen-Orient. Le directeur général de la branche raffinage-chimie de Total, Patrick Pouyanné, a signé en novembre 2013 une lettre d’intention avec le vice-ministre irakien de l’Industrie et des Mines, Mohammed Abdullah Mohammed Zain, portant sur l’étude et la construction d’un complexe pétrochimique dans la zone portuaire de Bassorah, dans le sud de l’Irak.

Riche en éthane

« Il s’agit d’un accord entre le ministère de l’Industrie et des Mines irakien et Total pour une étude de préfaisabilité d’un complexe pétrochimique de taille mondiale en Irak », a déclaré une porte-parole du groupe pétrolier, qui n’a pas évoqué de coût en raison du caractère embryonnaire du projet. « Ce projet se conçoit dans le cadre de la stratégie intégrée du groupe dans les pays producteurs: le développement de projets aval viendrait en complément de projets amont. Compte tenu de son passé et de son présent en Irak, le groupe s’intéresse naturellement à la valorisation des ressources gazières dans le pays », a expliqué Patrick Pouyanné à l’AFP.

Total investit aujourd’hui 15% de ses capitaux dans la zone Asie-Moyen-Orient, et souhaite augmenter cette part à 30% d’ici à 2017. Ces marchés lui permettent aussi d’accéder à une matière première meilleur marché que le naphta. « En pétrochimie, la matière première et son coût comptent beaucoup et l’Irak est potentiellement riche en éthane et en GPL. C’est aussi potentiellement un marché domestique significatif », a expliqué la porte-parole.

L’Irak souhaite développer son industrie pétrochimique, encore embryonnaire aujourd’hui, en attirant des investisseurs étrangers. La compagnie anglo-néerlandaise Shell a également fait part de son intérêt. Total est déjà présent en Irak dans le secteur de l’exploration-production. Depuis 2010, il y détient une participation de 18,75% dans le gisement pétrolier d’Halfaya, dans la province de Missane (sud), aux côtés du chinois Petrochina, du malaisien Petronas et de la société publique irakienne South Oil Company. Il possède également des intérêts dans quatre blocs d’exploration pétrolière et gazière au Kurdistan irakien.

 

 

 

 

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