Total veut réduire ses capacités en France sans fermeture de site

2014-08-29T18:13:23+00:00

« On ne ferme pas de site. C’est éventuellement des capacités qu’on diminue et derrière, comme on l’a fait à Carling, on cherche les solutions pour créer de nouveaux emplois et surtout de nouvelles dynamiques », a déclaré Christophe de Margerie PDG de Total à l’occasion de l’université d’été du Medef à Jouy-en-Josas (Yvelines). Le dirigeant avait annoncé le 27 août, dans un entretien à Ouest-France, son intention de restructurer les activités françaises de raffinage de Total pour faire face aux pertes structurelles du secteur, confronté à une concurrence internationale accrue et à une baisse de la consommation en raison notamment de mesures d’efficacité énergétique. « C’est là où il faut être innovant », a-t-il poursuivi. « On ne remplace pas une raffinerie par une autre, sinon ça n’aurait pas de sens. Il faut trouver quelque chose qui soit plus moderne, plus adapté au nouveau mode, plus adapté à l’énergie plus propre qu’on nous demande ».

Cinq raffineries sur la sellette

A Carling (Moselle), Total a prévu de transformer sa plateforme pétrochimique en centre européen de production de résines d’hydrocarbures. Il supprimera 210 emplois d’ici à 2016.

En France, le raffinage a enregistré une perte de 700 à 750 millions d’euros en 2013, dont 500 millions rien que pour Total, et le nombre de raffineries est passé de 12 à 8 depuis 2009. Total, qui en exploite cinq, s’était engagé, à la fermeture de la raffinerie de Dunkerque en 2010, à ne pas fermer d’autre raffinerie d’ici à 2015.

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