Transport : Le grand oublié de la loi selon l’UFE

2014-07-11T12:45:47+00:00

L’Union française de l’électricité (UFE) a porté le 8 juillet son regard critique sur le projet de loi sur la Transition énergétique portée par Ségolène royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’énergie. Si l’UFE applaudit des deux mains la stratégie bas carbone du gouvernement, elle regrette que le sujet du pétrole, « principale source d’émission de CO2 » n’ait pas été traitée sérieusement.

Une « PPI pétrole »

Pour l’UFE, l’objectif d’abaisser de 40% les émissions de gaz à effet de serre (GES) est ambitieux mais réaliste si d’autres sous-objectifs (-50% de consommation d’énergie à 2050; ‐30% d’énergies fossiles à 2030; 32% d’ENR dans la consommation d’énergie finale à 2030; 50% de nucléaire à 2025) n’avaient pas été imposés. Et l’UFE de souligner l’incohérence des sous objectifs entre eux : « l’essor des ENR électriques n’est pas corrélé à la réduction de la part des énergies fossiles » par exemple.

L’organisation regrette également que le pétrole n’ait pas fait l’objet d’une attention particulière : « La PPE ne traite pas la principale source d’émissions de CO2 qu’est le pétrole, ce qui est une incohérence dans le cadre d’une Stratégie Bas Carbone. Il faut donc inclure une PPI « Pétrole » dans la PPE », insiste l’UFE. Et de proposer une diversification des carburants de transport qui va au-delà du véhicule électrique (hydrogène, GNL pour les marchandises, etc). Enfin, le lobby électrique a tenu à souligner les caractéristiques distinctes entre gaz et pétrole et a appelé à les hiérarchiser en fonction de leurs émissions de GES pour sortir du dogme « énergies fossiles ».

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