Turkish Stream : le financement en Grèce « résolu » selon Athènes

2015-06-02T12:08:50+00:00

La question du financement de la prolongation sur le territoire de la Grèce du gazoduc russe vers la Turquie, à laquelle la Russie s’est dite prêt à participer, est résolue et un accord pourrait être signé en juin, a déclaré lundi 1er juin le ministre grec de l’Energie, a rapporté l’AFP.

Dans un entretien à la télévision publique russe, Panagiotis Lafazanis a indiqué avoir eu une série de rencontres très fructueuses en Russie et souligné qu’il existait un intérêt énorme des entreprises grecques pour une prolongation du Turkish Stream. « Nous savons déjà que c’est une entreprise publique grecque qui s’en occupera et de plus, la question du financement est déjà résolue : ce projet d’infrastructure est évalué à deux milliards de dollars environ », a-t-il assuré.

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement d’Alexis Tsipras, critique des sanctions occidentales contre Moscou, les autorités russes ont évoqué la possibilité d’aider Athènes, à court de liquidités, à financer la construction d’un gazoduc prolongeant son projet Turkish Stream vers la Turquie. Selon le ministre grec, un accord concernant le soutien politique à ce gazoduc entre la Grèce et la Russie pourrait être signé à l’échéance du Forum économique qui doit se tenir à Saint-Pétersbourg du 18 au 20 juin.

Vendredi 29 mai, le groupe Gazprom s’était dit prêt « à étudier les différentes possibilités concernant sa participation à la construction du gazoduc en Grèce ». C’est la première fois que le groupe public russe évoque la possibilité d’une participation directe à ce projet, très symbolique, qui se heurte encore à de nombreuses inconnues.

D’une part, la Russie tarde à signer un accord définitif avec la Turquie concernant le premier tronçon vers le territoire turc, qu’elle espère mettre en service dès la fin 2016. D’autre part, selon la presse russe, plusieurs pays européens par lesquels le gazoduc pourrait être prolongé après la Grèce se montreraient réticents, craignant de se heurter à l’hostilité de l’Union européenne qui avait déjà conduit à l’abandon brutal du projet de gazoduc russe vers l’Europe South Stream, remplacé par Turkish Stream.

Source : AFP

 

 

Partager