Ukraine : L’ultimatum de Moscou repoussé au 9 juin

2014-06-04T09:57:10+00:00

Gazprom a accordé un répit d’une semaine à l’Ukraine après le versement par Naftogaz, le gestionnaire de réseau ukrainien, de 786 millions de dollars correspondant aux livraisons de gaz naturel pour les mois de février et mars. Le groupe russe s’est félicité de ce premier virement, rappelant néanmoins que l’Ukraine a contracté une dette gazière au premier trimestre de 2,24 milliards de dollars. En signe de bonne volonté, le Kremlin a accepté de repousser au 9 juin, au lieu du 3, le passage à un système de prépaiement.

Vers un nouveau contrat ?

Cette annonce donne du temps aux responsables européens soucieux de ne pas voir se répéter la crise de 2009, lorsque la Russie avait coupé le robinet du gaz à l’Ukraine et donc en partie au reste de l’Europe. Les autorités de Kiev avaient annoncé vendredi avoir effectué un premier paiement, grâce aux prêts du FMI, à l’issue de négociations à Berlin avec le ministre russe de l’énergie Alexandre Novak, son homologue ukrainien Iouri Prodan et les patrons de Gazprom et de Naftogaz. Mais au-delà du remboursement de la dette, l’enjeu est bel et bien de poser les bases d’un nouveau contrat dont la variable prix sera déterminante. Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a ainsi promis dimanche que l’Ukraine rembourserait sous dix jours sa dette gazière à la Russie si ces deux pays arrivaient à se mettre d’accord sur les termes d’un nouveau contrat. En revanche, il a affirmé que son pays ne paiera « jamais » les 485 dollars pour 1 000 m3, prix le plus élevé d’Europe, que Gazprom souhaite lui facturer. Et Arseni Iatseniouk de menacer le groupe public russe de le traîner devant la cour internationale d’arbitrage de Stockolm. Signe que les tensions ne sont pas encore totalement apaisées…

 

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