Un potentiel réel mais sans cadre

2013-11-07T10:44:41+00:00

Le stockage d’énergie stationnaire a un potentiel réel mais cherche toujours son cadre réglementaire. Tel pourrait être la conclusion de l’étude présentée conjointement le 5 novembre par l’Ademe, l’ATEE (Association technique énergie environnement) et la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services (DGCIS). Pour autant, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, qui est venu inaugurer la conférence parisienne, a promis la levée du nouvel appel à manifestation d’intérêt – ou « avis de recherche » selon la préférence étymologique du ministre – pour le 1er trimestre 2014.

Patriotisme économique

Fidèle à son créneau du redressement de l’appareil industriel français, Arnaud Montebourg a écarté tout soutien de type subventions ou tarifs d’achat « qui n’auraient comme conséquences que de financer les batteries chinoises ». Le ministre socialiste embrasse ainsi la théorie de l’offre pour constituer une filière d’excellence française, voire européenne. « Face à la mondialisation, il faut regrouper les entreprises françaises et trouver des alliés pour constituer une force européenne », a-t-insisté. Et de poursuivre : « Si nous pouvons le faire avec les Allemands, tant mieux. Mais si cela n’est pas possible, je n’hésiterais pas à chercher les Coréens, les Brésiliens ou même les Chinois à l’image de ce qu’on fait nos amis allemands sur le solaire ». Un discours volontaire mais qui souligne cruellement le manque d’une vision européenne commune sur le sujet.

L’objet de l’étude était également d’orienter le politique sur le cadre réglementaire à mettre en oeuvre pour favoriser le stockage. Les AMI ou « Avis de recherche » de l’Ademe sont vus comme nécessaires pour étudier les briques technologiques les plus prometteuses. Mais pour un développement commercial, l’étude souligne l’importance de « rémunérer le stockage d’énergies à hauteur des services rendus aux différents systèmes énergétiques ». Cela passe par un accès au marché de capacité, une conservation des droits attachés aux énergies stockées (renouvelables notamment) et une réduction des taxes type CSPE.

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